Camion Rouge Symphonique | 2017

Trompette : Timothée Quost
Guitare baryton : Victor Aubert
Batteries et percussions : Baptiste Thiébault et Benoît Joblot
Pianos, claviers : Léo Jassef et Tom Georgel
Arrangements : Tom Georgel

L’opus 19 – Sechs kleine Klavierstücke – d’Arnold Schönberg pour piano seul est un petit ovni dans la carrière du compositeur. Six courtes pièces très précises, traçants des esquisses fugitives et comme arrêtant le temps. Sorti de sa période post romantique et pas encore entré dans le fameux dodécaphonisme qui amenera plus tard la musique sérielle, Schönberg compose cette suite au piano, pour prendre appui d’abord sur le geste instrumental.
Le travail de réécriture se base alors sur des directions de compositions, des groupes de sons, des logiques de phases entre les éléments musicaux.
L’ouverture I. Leichte zarte Achtel saisi l’écoute par l’espace et la perspective, puisque l’orchestre joue un fourmillement de sons métaliques, cliquetis, résonnances fugaces, au premier plan tandis que le piano joue la quasi totalité de la partition originale. Les instruments le rejoignent pour une brève et énigmatique cadence.
II. Langsame Viertel se fond d’abord dans une boîte à musique bringuebalante, puis tournoie autour, avec, contre, s’insinue dans les courtes croches. le mouvement se termine dans une écoute crispée du silence.
L’orchestre s’éparpille pour les mouvements III. Sehr langsame Viertel et IV. Rasche aber leichte Viertel. D’abord coupé en deux. Une partie joue à tempo très lent et très calmement la ligne de basse, qui se mue lentement en voix dure, saturée. De l’autre côté trompette, piano et batterie, entrent en volutes endiablées sur un swing atonal. l’orchestre se refond pour rejoindre la boîte à musique du deuxième mouvement.
V. Etwas rasche Achtel est le climax de la suite, les batteries lâchent les chevaux. Le temps se disloque. Reste la valse. La danse.
Enfin pour clore, VI. Sehr langsame Viertel est nourri de voix. Les mots de Schönberg sur l’oeuvre de Webern, qui s’appliquent merveileusement à son propre Opus 19. Et un clin d’oeil à l’hommage rendu par Schnönberg à Mahler dans ce dernier mouvement.

L’opus 19 – Sechs kleine Klavierstücke d’Arnold Schönberg pour piano seul est un petit ovni dans la carrière du compositeur. Six courtes pièces très précises, traçants des esquisses fugitives et comme arrêtant le temps. Sorti de sa période post romantique et pas encore entré dans le fameux dodécaphonisme qui amenera plus tard la musique sérielle, Schönberg compose cette suite au piano, pour prendre appui d’abord sur le geste instrumental.
Le travail de réécriture se base alors sur des directions de compositions, des groupes de sons, des logiques de phases entre les éléments musicaux.
L’ouverture I. Leichte zarte Achtel saisi l’écoute par l’espace et la perspective, puisque l’orchestre joue un fourmillement de sons métaliques, cliquetis, résonnances fugaces, au premier plan tandis que le piano joue la quasi totalité de la partition originale. Les instruments le rejoignent pour une brève et énigmatique cadence.
II. Langsame Viertel se fond d’abord dans une boîte à musique bringuebalante, puis tournoie autour, avec, contre, s’insinue dans les courtes croches. le mouvement se termine dans une écoute crispée du silence.
L’orchestre s’éparpille pour les mouvements III. Sehr langsame Viertel et IV. Rasche aber leichte Viertel. D’abord coupé en deux. Une partie joue à tempo très lent et très calmement la ligne de basse, qui se mue lentement en voix dure, saturée. De l’autre côté trompette, piano et batterie, entrent en volutes endiablées sur un swing atonal. l’orchestre se refond pour rejoindre la boîte à musique du deuxième mouvement.
V. Etwas rasche Achtel est le climax de la suite, les batteries lâchent les chevaux. Le temps se disloque. Reste la valse. La danse.
Enfin pour clore, VI. Sehr langsame Viertel est nourri de voix. Les mots de Schönberg sur l’oeuvre de Webern, qui s’appliquent merveileusement à son propre Opus 19. Et un clin d’oeil à l’hommage rendu par Schnönberg à Mahler dans ce dernier mouvement.


Opus 19 – Sechs kleine Klavierstücke von Arnold Schönberg für Klavier solo ist ein kleines UFO in der Karriere des Komponisten. Sechs kurze, sehr präzise Teile, die flüchtige Skizzen zeichnen und die Zeit anhalten. Aus seiner postromantischen Zeit herausgekommen und noch nicht in den berühmten Dodekaphonismus eingetreten, der später die serielle Musik hervorbrachte, komponiert Schönberg diese Suite am Klavier, um sich zunächst auf die instrumentale Geste zu stützen.
Die Überarbeitungsarbeit basiert dann auf Kompositionsrichtungen, Klanggruppen und Phasenlogiken zwischen den musikalischen Elementen.
Die Ouvertüre I. Leichte zarte Achtel erfasst das Hören durch den Raum und die Perspektive, da das Orchester im Vordergrund ein Rauschen von metallischen Klängen, Klirren, flüchtigen Resonanzen spielt, während das Klavier fast die gesamte Originalpartitur spielt. Die Instrumente schließen sich ihm zu einer kurzen und rätselhaften Kadenz an.
II. Langsame Viertel verschmilzt zunächst in eine freche Musikbox und dreht sich dann umher, wobei er sich dagegen in die kurzen Achtel einfügt. Die Bewegung endet in einem verkrampften Zuhören der Stille.
Das Orchester verzweigt sich für die Sätze III. Sehr langsame Viertel und IV. Rasche aber leichte Viertel. Zuerst halbiert. Ein Teil spielt in sehr langsamem Tempo und sehr ruhig die Basslinie, die sich langsam zu harter, gesättigter Stimme wandelt. Auf der anderen Seite treten Trompete, Klavier und Schlagzeug in wilden Voluten auf einem Atonal-Swing ein. Das Orchester verschmilzt, um sich der Spieluhr des zweiten Satzes anzuschließen.
V. Etwas rasche Achtel ist der Höhepunkt der Suite, die Batterien lassen die Pferde fallen. Die Zeit bricht. Bleibt der Walzer. Der Tanz.
Zum Abschluß VI. Sehr langsame Viertel wird von Stimmen genährt. Schönbergs Worte zu Weberns Werk, die sich wunderbar auf sein eigenes Opus 19 beziehen. Und eine Anspielung auf die Hommage, die Schnönberg in diesem letzten Satz an Mahler richtete.